non sens
avril 6, 2008 par keylimes
Liberté conditionnelle
C’est avec 3grammes de trop que je me revel
Que j’écris comme 1 enfant, sans suivre les lignes, les gens.
Je ris de mon orthographe, défoncé je paraphrase.
Je ris de ma bêtise, je ris de ma déprime
Les grammes me suprême, me dérisent.
Le docteur me dit « Prosac »
Je dis « Non Mr, je me contente du xanax »
J’accepte la dépendance
Mais à court terme dans l’indifférence
J’ai du mal à me lire & depuis des mois ca me fait rire
Je « kiffe » de noircir des pages
C’est ma vie, ma douleur, mon naufrage
J’ai mal au dents de trop serrer
De trop chercher l’insouciance.
Je suis beurré au possible
J’ai soif à en mourir, tellement que je ne peu plus lire
Explosé, anamorphosée, anesthésié,
Je suis bien depuis la première fois
Depuis que je dois vivre sans toi
Novatrice, je couche mon âme
Sans soucis de rimes, de vers, de genre…
Je sors les mots comme ils me sortent
Je me fiche de la critique
Il faut voir mon écriture pour en rire
Je me répète, pardonnez moi je suis saoul
A chaque ligne je perds un peu plus le fil
Je défi quiconque de me relire sans tronque
Même moi trop à l’ouest
Ne suis pas sure, demain, de pouvoir lire ce texte
Il sera facile de dire :
« C’est l’alcool qui m’a fait écrire »
Au fond je pleure de même
Et j’écris de la merde
Avec ou sans alcool je sème, mon fardeau, ma gangrène, ma péremption
Je voudrais t’épargner de cette maladie qui se propage comme une grippe anodine
Tu dis « je pense à toi » et je sais que ce n’est pas de moi que tu parles, putain comme ca fait mal
Je t’… quoi qu’il en soit
Et ce mot me fait trop mal je n’le dirais pas.
Un poète
c’est un être unique
A des tas d’exemplaires
qui ne penses qu’en vers
et n’écris qu’en musique
sur des sujets divers
des rouges ou des verts
mais toujours magnifique
B. Vian
Pour un texte posé un soir d’alcool
pour un texte écris avec les yeux embrumés
pour un texte écris avec des fautes
pour un texte écris avec les doigts sur un clavier
“Pour un récit hurler en silence
ces mots me coupent, me traversent, me mangent, me brulent,
comme si en face de moi je recevais un miroir d’amour
qui me renvois une haine, un souffle, un palpitant éclaté.
En pleine iris… ma grenade m’oppresse soudainement”
Audrey F